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Felis silvestris catus

"Matou" redirige ici. Des articles homophoniques peuvent être trouvés chez Mathou et Mathoux.

Le chat domestique (Felis silvestris catus) est la sous-espèce de la domestication du chat sauvage, un mammifère carnivore de la famille des félidés.
Il est l'un des animaux de compagnie les plus importants et compte aujourd'hui une cinquantaine de races différentes, reconnues par les organismes de certification. Dans de nombreux pays, le chat fait partie de la législation relative aux prédateurs domestiques tels que le chien et le furet. Généralement territorial, le chat est un prédateur de petites proies telles que les rongeurs ou les oiseaux. Les chats ont différentes vocalisations, notamment le ronronnement, les miaulements, le feutre et les grognements, bien qu'ils communiquent principalement par le biais des positions du visage et du corps et des phéromones.
D'après les résultats des travaux menés en 2006 et 2007 (1), le chat domestique est une sous-espèce du chat sauvage (Felis silvestris), descendant des ancêtres de la sous-espèce du chat sauvage d'Afrique (Felis silvestris lybica). , La première domestication aurait eu lieu dans le croissant fertile de la période néolithique il y a 8 000 à 10 000 ans, période correspondant au début de la culture de céréales et au stockage de réserves susceptibles d'être attaquées par des rongeurs, qui deviennent alors bénéfiques pour l'homme Aides à la domestication.
Adoré pour la première fois par les Égyptiens, il a été diabolisé au Moyen Âge en Europe et seulement au 18ème siècle à nouveau noble. En Asie, le chat est synonyme de chance, de prospérité ou de longévité. Ce chat a laissé sa marque dans la culture populaire et la culture artistique, à la fois par des discours populaires et par diverses représentations dans la littérature, la peinture ou la musique.

dénomination

Le chat domestique mâle est généralement appelé "chat", alors que la femelle "chat" (2) et le jeune "chat" (3), (4), (5) sont appelés.
Le mot chat vient du bas latin Cattus, qui, selon Littré (édition de 1878), vient du verbe cattare, qui signifie horloge, lequel est considéré comme un chasseur à la recherche de sa proie. Cependant, cette interprétation est controversée, car les termes sont utilisés dans certaines langues afro-asiatiques (berbère-kadiska) (6) ou nubienne-saharienne (nubienne-kadis) (6). Dans la langue latine classique, "chat" s'appelle Felis (donc en français "félin", "félidés", etc.), mais ne désigne que le chat sauvage d'Europe, alors que Cattus est destiné au chat domestique (7).
Le chat est aussi souvent appelé minet ou minou et une chatte minette. Ce terme, éprouvé depuis 1560, dérive de ma catamenia préférée en gallanomanie. Ce mot est à l'origine du terme Potron-Minet, qui signifie "tôt le matin". Selon Littré, ce serait une déformation de paître en un clin d'œil, c'est-à-dire au moment où le chat qui se lève tôt cherche son pâturage: sa nourriture, sa nourriture … Cette explication reflète probablement la modestie de cet auteur du livre Selon Claude Duneton (8), cette expression vient du backgammon alezan, du backgammon, qui désigne un écureuil (animal du matin qui remonte la queue), et de la poitrine, qui désigne la partie arrière. Potron-Twink s'appelle: "Au moment où on voit l'arrière du chat." Quant à la "minette" ou "minette", qui "construit des mines", c’est lorsque ce terme s’applique à l’homme, un jeune homme ou une jeune fille qui cherche à plaire et s’inquiète beaucoup prendre soin de son apparence (A 1).
Un tomcat non casé est une "gueule de bois", un terme initialement incertain qui peut provenir d'une dérivation de papillon de nuit, comme dans Chattemite (9). Le chat est aussi appelé familièrement "mistigri", un mot-valise composé du préfixe miste (envoyé) et de la couleur grise (10).
En argot, un chat est appelé "employé" (11), (12), (13). Deux explications s’opposent à cela, et une autre: d’une part, le jeu avec la griffe est évident; D'autre part, le manteau de certains chats noirs présente une sorte de cuirasse blanc sur la poitrine, rappelant le rabat blanc de la robe noire de l'employé à l'audience (A 2).

anatomie

Squelette et muscles

Chat extérieur et squelette.

Le squelette est constitué de 250 os. Les vertèbres cervicales sont courtes et la colonne vertébrale est très flexible.

La clavicule des petits chats, comme tous les chats, est reliée au sternum par une seule sangle: cela lui confère une grande souplesse et permet aux épaules de bouger de manière autonome. Comme chez tous les carnivores, la dernière prémolaire supérieure et la première molaire inférieure constituent les prédateurs qui permettent au chat de déchirer sa nourriture en attachant des muscles puissants aux flancs de son crâne et en les avalant sans les croquer. L'os hyoïde est complètement ossifié, ce qui permet au chat de ronronner mais pas de rugir (14).
Les jambes sont équipées de griffes rétractables. Le chat a cinq doigts de pattes antérieures, quatre doigts seulement touchent le sol, le pouce reste écarté et quatre doigts avec pattes postérieures (14). Il existe des cas de polydactylie, et certains standards de races de chats l'admettent lors de compétitions (A 3). Le rembourrage ou les balles sont constitués d'une membrane élastique qui assure une marche silencieuse (15).
Ces caractéristiques donnent à l'animal une grande souplesse et une grande détente lors du saut: il peut sauter jusqu'à une hauteur cinq fois supérieure à sa taille (16). En course, sa vitesse moyenne est de 40 km / h et il faut 9 secondes pour atteindre 100 m, mais il n'est pas coureur et se fatigue assez vite (16). À part ce que vous pensez, tous les chats savent très bien nager et n'hésitent pas à sauter à l'eau quand ils sont forcés (17).
Un chat pèse en moyenne 2,5 à 4,5 kg et mesure 46 à 51 cm sans la queue, ce qui peut faire 20 à 25 cm de long. Le record de poids et de taille est détenu par Himmy, un chat australien castré qui pesait 21,3 kg à sa mort en 1986 avec une longueur totale de 96,5 cm et un tour de taille de 84 cm (18).

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système digestif

Anatomie des organes vitaux du chat.
Le petit chat mastic et le processus digestif commencent directement dans le petit estomac (environ 300 millilitres), mais ont un pH très acide, ce qui est également utile pour la prévention des infections digestives (19). Son intestin est plutôt court (environ un mètre pour l'intestin grêle et 20 à 40 centimètres pour le gros intestin), typique du chasseur de la petite proie. Ces dimensions expliquent pourquoi le chat doit manger fréquemment, mais en petite quantité (entre 10 et 16 repas par jour) (20). Le système digestif du chat est également pauvre en diversité alimentaire, ce qui provoque généralement des diarrhées et des vomissements. Enfin, le transit digestif du chat est rapide entre 12 et 14 heures (19).

gaine

Les types de fourrure sont nombreux et très différents selon les races. La fourrure du chat se compose de longs cheveux (cruche) et porte les empreintes de la robe (par exemple, des taches). Ci-dessous se trouvent les poils courts (peluches), puis le duvet. Cette organisation permet un bon isolement du corps. Il y a des cheveux longs, courts, bouclés et même crépus. Certaines races, comme le sphinx, sont presque sans poils: un très léger duvet recouvre à la fois le corps et la queue (16).
La robe d'un chat est composée d'une ou plusieurs couleurs qui composent diverses combinaisons (motifs) appelées motifs: certaines personnes ont de grandes taches, d'autres des rayures ou des taches, d'autres un simple manteau (16). ). La robe peut également être pigmentée plus sombre vers les extrémités du corps (robe de couleur, robe de vison et sépia). La combinaison de différentes couleurs et motifs donne lieu à toutes sortes de variantes de fourrure pour un chat. La couleur du pelage du chat peut prendre de nombreuses nuances (noir, blanc, bleu, rouge …), plus ou moins diluées ou sombres. Les hommes ne peuvent avoir qu'une ou deux couleurs à la fois pour des raisons génétiques (avec des exceptions); En gros, les femmes peuvent en avoir trois: l’écaille de tortue et la robe calicot (21). Un effet fait référence à une teinte avec des reflets changeants dus à la déviation claire et sombre de la longueur des cheveux (robes chinchilla, ombres, fumée ou camée).

sens

Twilight Predator (Coucher et lever de soleil) À l’origine, le chat avait des sens très prononcés. Il perçoit son univers différemment des humains et a même reçu des pouvoirs surnaturels. Il y a tellement de légendes de chats qui ont prédit des tremblements de terre ou d'autres catastrophes. L'explication la plus probable à cela est que ses vibrations et ses oreilles ont tendance à percevoir des vibrations imperceptibles pour les humains (16).

entendre
60 à 80% des chats blancs aux yeux bleus sont sourds (22).
L'audition est particulièrement sensible aux hautes fréquences: elle détecte les ultrasons jusqu'à 50 000 Hz, tandis que l'oreille humaine est limitée à 20 000 Hz (23). Le drapeau à cornet peut être aligné sur vingt-sept muscles, ce qui permet de faire pivoter chaque oreille indépendamment pour déterminer la source sonore et la distance (16).
La surdité des chats blancs est liée au gène "W", qui explique l'absence de pigments de poils blancs. En fait, il est démontré que l'allèle W est directement responsable de la dégénérescence de l'oreille interne et conduit à la surdité. La surdité ne survient pas systématiquement chez tous les chats: il peut s'agir d'une surdité bilatérale, unilatérale ou manquante. Le chaton naît normalement, mais à l’âge d’une semaine, son oreille interne change progressivement au lieu d’évoluer. La dégénérescence est généralement terminée après trois semaines (22).

vue
Gros plan sur l'oeil d'un chat.
Le tapetum Lucidum des yeux du chat reflète la lumière.
Le look est sa signification originale. Son champ de vision est plus large que celui de l'homme: L'angle de vision binoculaire est de 130 °, avec un champ de vision total de 287 ° seulement à 180 ° chez l'homme (24), mais ce qui reste le record absolu de la faune. Le chat est Nyctalope, l'intensité de la lumière affecte la forme de sa pupille: en pleine lumière dans les fentes étroites allongées, il se dilate en cercle parfait à l'ombre partielle. Contrairement à la croyance populaire, il ne peut pas voir dans l'obscurité totale. Cependant, il est beaucoup plus fort que l'œil humain en basse lumière. La nuit, l'aspect brillant des yeux est dû à une couche de cellules rétiniennes qui agit comme un miroir, restituant la lumière perçue, la passant une seconde fois dans la rétine et multipliant visuellement sa netteté dans l'obscurité (16).
D'autre part, il semble (il est toujours en discussion) que le chat ne perçoit pas la couleur rouge et qu'il distingue généralement très mal les détails. Sa vue est granuleuse sur les images fixes, tandis qu'un objet en mouvement apparaît plus net (par exemple, une proie en mouvement) (16). Une particularité de l'œil du chat est que, outre les paupières inférieures et supérieures, il est protégé par une troisième paupière, la membrane nictitante. Il se ferme du bord inférieur du coin interne de l'œil vers l'extérieur. Si elle ne ferme pas complètement, cela indique souvent un problème de santé chez le chat (16). Les chats peuvent avoir des yeux de différentes couleurs: bleu, vert, jaune, marron …

odeur
Gros plan sur le nez d'un chat.
L'odeur a une grande importance dans la vie sociale du chat pour la démarcation de son territoire. De plus, c'est son odorat prononcé qui lui permet de détecter les aliments gâtés et empoisonnés. Il compte deux cent millions de terminaux anti-odeurs, contre cinq millions pour l'homme (25).
Ce sens est 50 à 70 fois plus développé que chez l'homme.

goût
Cependant, le goût chez le chat est moins prononcé que chez l'homme: chez l'adulte, il existe 250 papilles gustatives sur 2 000 (26). Contrairement au chien, le chat a un goût du goût situé au bout de la langue, ce qui lui permet de goûter sans avaler. Il est sensible à l'amer, acide et salé, mais pas sucré (16).

toucher
Son sens du toucher est également bien développé. Ses vibrations (longs poils sur les moustaches, sur les jambes, sous le menton, les sourcils) indiquent la proximité d'obstacles, même dans l'obscurité totale, lui permettant de détecter les variations de la pression atmosphérique. Il peut également mesurer la largeur d'un passage. Il est important de ne pas les couper, car cela déstabilise le chat (27). Les coussinets de ses jambes sont très sensibles aux vibrations et sa peau est recouverte de cellules tactiles extrêmement sensibles (16).

Vue générale du vibrateur de visage d'un chat
D'autres sens
Orgue Jacobsons
L'organe de Jacobson est un véritable sixième sens. Comme le chien ou le cheval, le chat peut goûter les odeurs à l'aide de son organe voméronasal. Il roula les lèvres afin que l'odeur puisse passer par deux petits canaux situés derrière les incisives et aboutir à deux poches remplies de liquide dans les cavités nasales responsables de la concentration de l'odeur (16). Cette attitude, typique de nombreux mammifères, est également appelée "réaction de Flehmen".

vestibulaires

L'organe vestibulaire est particulièrement développé, ce qui lui confère un bon équilibre. Ceci explique l'étonnante capacité des chats à se retourner rapidement pour se mettre debout lors d'une chute (16).
Si un chat tombe deux mètres ou plus (si ce n'est pas le cas, sa technique ne fonctionne pas) alors qu'il est sur le dos, il peut se retourner pour amortir la chute. En fait, il tourne d'abord la tête vers le sol, créant ainsi les pattes antérieures et postérieures (28). Le chat trouve alors son ventre dans la direction du sol et prend une position similaire à celle d'un écureuil volant. Il n'a qu'à plier le dos et dès qu'il approche du sol, il récupère ses pattes comme s'il était au sol. Cependant, cela ne sauve pas nécessairement, mais réduit seulement la chute (29).

Races différentes

Les propriétés essentiellement morphologiques et conservant la couleur des chats sont couramment utilisées pour définir des races dont la pureté est basée sur la cohérence et le respect des normes. Rappelez-vous que ce concept de race a d’abord un objectif descriptif de catégorisation arbitraire plutôt qu’une forte cohérence biologique (seule l’espèce présente une homogénéité parfois inférieure à certains critères, anatomiques, génétiques … de variance. la population d'une race). Les courses restent Intercondes. La consanguinité conduit souvent à des erreurs. Par exemple, la surdité est fréquente chez les chatons croisés avec des chats blancs.
En France, un chat de race est un chat de race (30). Les registres d'enregistrement des spécimens sont gérés par diverses associations telles que la TICA américaine, l'ACFA et la CFA, le LOOF français, deux fédérations internationales, la FIFe et la WCF ou la GCCF britannique. Ces associations permettent l'enregistrement d'échantillons selon des critères d'origine génétique stricte. Ainsi, tout animal dont les parents ne sont pas enregistrés est jeté. Ces inscriptions sont payées.
Les chats de race sont une minorité et, selon AFIRAC, ne représentent que 5% de la population totale de chats (31). Tous les autres chats domestiques sans pedigree sont connus sous le nom de chats à gouttière, également appelés chats domestiques. Le nombre de races reconnues varie du simple au double selon ces organisations (A 4). Certaines sont très anciennes, comme l’angora siamois ou turc, d’autres ont été créées récemment, comme Ragdoll ou Peterbald. L'homme s'est également hybridé entre chats domestiques et petits chats, conduisant à des races comme le Bengale.

comportement

Le chat est généralement de nature très indépendante, mais cela peut varier en fonction de la race et de la race du chat. Contrairement au chien, il se promène seul. C'est un animal rituel qui valorise les situations récurrentes (horaires fixes pour les repas, par exemple). Bien que territorial, c'est un animal sociable. Beaucoup de chats sauvages vivent en groupes.

Structure sociale

Le chat est un animal terrestre. Cela signifie que le maintien de son propre habitat est le principal facteur d'interaction avec les autres. Si plusieurs chats partagent le même appartement, il n'est pas rare que chacun d'entre eux choisisse son propre "sentier" pour se déplacer d'un endroit à un autre. De cette façon, ils partagent leur territoire.
Le chat n'est pas un animal strictement solitaire: en fonction de l'espace et des ressources disponibles, les chats forment différentes structures spatiales et sociales. Cela va des chats isolés dans les zones rurales aux groupes importants et denses dans les zones urbaines. Il est démontré que ces différentes organisations spatiales et sociales conduisent à des systèmes de rapprochement différents (32): dans les zones rurales, le système est polygynie, alors que dans les zones urbaines, il est difficile pour les hommes dominants de monopoliser plusieurs femmes.

communication

Les chats communiquent principalement par les phéromones ou les positions du corps. Les glandes contenant des phéromones sont situées dans de nombreuses parties du corps: glandes anales, autour de la queue et de la bouche, sur les joues, entre les coussinets et se déposent également dans la salive, les selles et l'urine. Ils ont l'avantage, contrairement aux vocalisations ou aux postures, même en l'absence du chat d'avoir une longue vie. Ils peuvent être déposés volontairement (marquage de zone, contacts sociaux tels que l'allotomie …) ou involontaires (stress, attachement de la mère à ses chatons, phéromones sexuelles) (33). Le chat utilise également une variété de positions du corps pour communiquer. La position générale du corps, son imitation faciale ou les mouvements de sa queue, de ses yeux et de ses oreilles indiquent l’état du chat (33). Hormis la relation entre un chat et son garçon, le miaulement est très peu utilisé lorsque les chats communiquent entre eux. Par contre, au contact des humains, il continue souvent à utiliser diverses vocalisations pour communiquer (33).

Le chat recule et plie le dos.

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miaou

Miaou est un appel caractéristique du chat (A 5). En général, le chat a un tempérament assez discret, mais certaines races, surtout les siamois, sont plus "bavardes" que d'autres.
Le chat pleure souvent et fort lorsqu'il cherche un compagnon ou un compagnon. Certains disent qu'il est "Margot", au sens figuré (A 6). Les souris sont d'abord poussées par la femelle au début de l'oestrus, puis par les mâles et les femelles pendant la saison de reproduction, avec de nombreuses variantes possibles (34).
Moins souvent, lors d’une frustration, le chat émet un miaulement saccadé de faible intensité, par exemple. Quand elle voit une proie hors de portée, comme un oiseau ou un insecte volant. Ce miaulement est souvent accompagné d'une fissure de la mâchoire, parfois accompagné de mouvements de queue nets, ce qui peut être comparé à notre expression "larmes à la bouche" (33).
En présence d'êtres humains, le chat fortement imprégné utilise souvent un registre spécifique, individuellement différent et qui semble être en grande partie acquis. Selon le chercheur John Bradshaw, le chat peut utiliser une douzaine de vocalisations en fonction des circonstances et de la situation. Ainsi, il peut saluer son maître avec de petites écuries gargouillant (comme s'il "aboie"), saluant les passants, demandant une certaine action (par exemple, se brosser les dents), signalant qu'il a faim ou qu'il est mauvais (35), (36), (A 7).
En général, les chats communiquent rarement en miaulant. En fait, ils utilisent l'attention des hommes pour attirer leur attention.

grognement
Le chat peut aussi grogner et souffler en attaque ou en position défensive. Le terme feutrage est également utilisé dans le sens du grondement. Par exemple, en plus des miaulements, de nombreux grognements et sifflets sont donnés par des hommes qui se battent pour les femmes pendant la saison de reproduction (34).

ronronner

Le ronronnement est un son grave généré à l'expiration et à l'inspiration. Le mécanisme de ronronnement est encore mal expliqué. La théorie qui prévaut est que le son est produit par les contractions des muscles laryngés (37), déclenchées par la vibration neuronale et la vibration des cordes vocales (38), (37).
Le ronronnement est essentiellement limité aux relations mère-enfant dans la nature. Le ronronnement survient à partir de l'âge de deux jours, lorsque la chatte et le chaton communiquent par ronronnement. Ce phénomène se produit également lorsque les chatons sont lavés par la mère (25). Le ronronnement est plus susceptible de se produire lorsque l’animal prend du plaisir, mais il en souffre également: stressé, blessé et même mourant, le chat peut ronronner; c'est donc l'expression d'un sentiment fort. Enfin, le ronronnement est également utilisé pour la communication, car la réunion de deux chats déclenche le ronronnement (39). Le chat ronronne le plus souvent pour exprimer sa dépendance émotionnelle (25): Le chaton est dépendant de sa mère et de son laitier lorsqu'il réclame des soins ou des caresses.
Comparé aux sourires de certains auteurs (40), son rôle social est essentiel pour les génies comme pour les humains. Selon une théorie, le ronronnement joue un rôle cicatrisant: les basses fréquences renforceraient les os, les muscles et les tendons, voire joueraient un rôle dans le soulagement de la douleur (41). En fait, on pense que les ronronnements dont la fréquence est comprise entre 25 et 30 Hz ont un effet réparateur et même analgésique sur les os, les tendons et les muscles. Le ronronnement aurait un effet positif sur l'homme, notamment par le biais d'un effet de relaxation (41) popularisé dans la presse sous le nom de "thérapie par moustaches" (42).

sommeil

Le chat dort à la lumière du jour (animation).
Le chat a besoin de 12 à 16 heures de sommeil par jour, mais il dort généralement plus longtemps, soit en moyenne 15 à 18 heures par jour. Il reste éveillé pendant environ 6 à 9 heures, une partie de la nuit pour chasser. Le chat est un animal avec une proportion élevée de phases de sommeil paradoxales, dont une partie correspond aux rêves: la durée quotidienne de cette phase est de 180 à 200 minutes chez le chat, contre 100 minutes environ chez l'homme (43). Pour cette raison, le chat est souvent utilisé pendant les cycles de sommeil.
Pendant les phases de sommeil paradoxal, l'activité électrique du cerveau est similaire à celle de la vigilance. D'autre part, cette phase de sommeil est caractérisée par une atonie musculaire, provoquée par une inhibition des centres moteurs et des structures cérébrales contrôlant les mouvements (44). Néanmoins, il existe d'importants mouvements oculaires caractéristiques de cette phase. Certains mouvements tels que l'agitation de Vibrissa, des explosions de patte ou de la queue, le bruissement de la fourrure peuvent également être observés, mais beaucoup plus anecdotiques (45). Il convient de noter que ces phases de sommeil paradoxal chez le chat sont très importantes: cela leur permet de maintenir un équilibre au niveau mental (46). Ce sommeil paradoxal peut prolonger son temps de repas pendant la journée. Au cours de ce sommeil paradoxal, le schéma de son encéphalogramme, malgré une inconscience totale, ressemble à celui de l'éveil: le système nerveux est probablement vide pour choisir et mémoriser les événements de la journée ou pour les évoquer. Rappelez-vous les perceptions passées, d'où l'hypothèse le sommeil paradoxal est un témoin d'activité de rêve (46).

rayé

Chat grattant une branche d'arbre pour marquer son territoire.
La griffe du chat est continue et compense son usure naturelle. Le tomcat peut ajuster la longueur de ses griffes et affûter en frottant sur une surface rugueuse: il "fabrique ses griffes". Les griffes sont des marqueurs visuels et olfactifs. Ce comportement est un outil de communication. Le chat a émis des phéromones entre les glandes sudoripares signalant le passage à d'autres chats. De plus, les rayures sont un marqueur visuel pour indiquer la présence d'un chat sur le territoire.
L'onyxectomie est parfois pratiquée par les propriétaires: elle consiste en l'ablation complète de la griffe et en l'amputation de la troisième phalange sur laquelle elle est insérée. Généralement, cela se fait uniquement sur les pattes avant. La plupart des organisations de protection des animaux condamnent cette opération cruelle (47). L'animal, dépouillé de ses griffes et incapable de se défendre ou d'escalader des arbres, devient également plus vulnérable puisqu'il ne peut échapper à ses prédateurs. Le retrait des griffes est couramment pratiqué aux États-Unis et au Canada. Cependant, cette opération est interdite dans 29 pays, principalement en Europe (48). Il existe d'autres techniques moins douloureuses pour le chat, telles que la tendinectomie ou les brûlures du nerf laser.

toilette

Détail sur les papilles gustatives.
Pendant le bain (un quart de sa journée est consacrée à cette activité, alors que le chat dort en moyenne 14 heures par jour (49)), il avale de nombreux cheveux morts qui s'accumulent dans l'estomac et les balles en font des cheveux appelés trichobézoards. Cela interfère avec leur transit intestinal et ils sont obligés de vomir à nouveau pour éviter une occlusion intestinale. Leur salive contient l'allergène qui cause l'allergie aux poils de chat. C'est donc lors de sa toilette que le chat le pose sur ses cheveux.
La langue du chat contient en moyenne 300 petites papilles cornées d’une taille de 2,3 mm. Ils sont creux, ce qui assure la restauration de la salive par capillarité et leur permet de mouiller la base des cheveux de leur pelage (49).
L'allotoilettage (léchage mutuel) est réservé aux chats qui se connaissent et qui s'apprécient. Ils se lèchent mutuellement pour échanger leur parfum et placent des phéromones apaisantes les unes sur les autres (33). S'ils s'entendent bien, les chats adultes dorment heureux ensemble, blottis comme s'ils étaient des chatons. Un moyen d'obtenir chaleur et sécurité mutuelles. Lorsque les chats dorment ensemble, ils échangent également leur odeur.

éclaboussure

Vidéo d'un chat qui boit de l'eau dans une flaque d'eau.
Le chat, comme les chats, a une technique de Lapement différente de celle des autres animaux. On pensait que les papilles cornéennes de sa langue servaient à retenir l'eau, mais c'est tout à fait différent. Tandis que l'homme boit par la technique d'aspiration et que le chien plonge le museau et plie la langue comme une cuillère pour amener le liquide dans sa bouche, comme de nombreux vertébrés, le chat penche la pointe de la langue vers le bas et vers la dorsale. Surface pour entrer en contact avec le liquide, puis retirez-le immédiatement pour former une colonne de liquide. Au moment où la force de gravitation reprend sa force d'inertie et laisse tomber la colonne, le chat ferme sa mâchoire puis aspire une partie de cette colonne (50). Cette technique de rodage (moyenne de 4 tours par seconde pour le chat, moins pour les plus grands (A 8)) a été modélisée mathématiquement et reproduite par un robot (disque rond en verre, soulevé par un piston à la même vitesse que celui-ci) langue du chat soit 1 m / s (51)). Une hypothèse qui explique cette technique sophistiquée concerne la région extrêmement sensible du nez et des moustaches du chat, ces dernières se chevauchant en essayant de maintenir cette région aussi sèche que possible (52).

excrétions

Flacon de chat frais.
Les chats choisissent un morceau de sol meuble dans la nature pour laisser leurs excréments. Puis recouvrez-les de terre et grattez-les de leurs pattes antérieures. L'odeur des selles déclenche la récupération; Cela a permis à l'état de jeu de ne pas percevoir les odeurs de ses prédateurs et de réduire le risque d'infections parasitaires (53). Elle apprend très tôt la mère aux chatons, suggérant qu'elle n'est pas instinctive. Cependant, les humains (qui?) Qui ont eu affaire à des chatons orphelins sont heureux de constater que ce comportement va de soi si tant que le sol est lâche.
Le chat quitte le fauteuil une ou deux fois par jour (53) et urine jusqu'à cinq fois par jour (54). Ne confondez pas le marquage de l’urine, c’est-à-dire le marquage du territoire, qui est un comportement, et la miction, dans laquelle le chat est "soulagé" (54): dans le premier cas, le chat est debout, la queue levée et dos à l & # 39 élément qué compte marquer, le deuxième cas, il a été adopté une position analogue à celle de la défécation. La défécation ne se fait pas du tout en passant par le marquage du territoire chez chat, au contraire des projections qui sont bien en vue du passage des chats (53).
Avec le vieillissement de l'animal, le volume d'urine peut croître à cause de problèmes fréquents bénins d'hyperthyroïdie (55).

Chasse

Comportement en chasse
Le chat est essentiellement carnivore. Son métabolisme a besoin de taurine présente dans la viande, il est dérivé de l'amid, il ne peut pas être synthétisé en quantité suffisante. Une affaire en taurine entraîne chez le chat des troubles oculaires, cardiaques, des immunités définitives et des problèmes de reproduction chez les femelles (56). Deux stratégies de chasse peuvent être distinguées(57) : la stratégie mobile (ou chasse à l’approche), comportant une phase d’approche de la proie, suivie d’une phase d’attaque et la stratégie stationnaire (ou chasse à l’affût), qui comporte une phase attentive et immobile, suivie d’une phase d’attaque. Les méthodes de chasse utilisées ne semblent pas spécifiques à l’espèce chassée.
Pour tuer sa proie, le chat mord généralement à la nuque, en brisant ainsi la colonne vertébrale(57). Les proies les plus courantes sont de petits rongeurs mais ils s’attaquent aussi aux lézards, aux petits oiseaux, aux insectes, aux lapereaux et parfois à des proies moins conventionnelles comme la grenouille, le hérisson ou l’écureuil. Opportuniste, le chat ne rechigne pas à s’attaquer aux déchets(57). La chasse peut simplement se dérouler dans une optique de jeu. Chez le chaton, on observe des jeux de chasse comme chez les autres félins, avec un rôle social similaire.

Chat ayant capturé un oiseau.

Chat tenant un rongeur dans sa gueule.

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Impact sur l’environnement naturel
L’instinct de prédateur du chat se traduit par le fait que, même parfaitement « domestiqué », et bien nourri, il ne renonce pas pour autant à tuer des proies autour de lui.

Populations domestiques
Un certain nombre d’études ont été faites pour mesurer l’impact de ce comportement, au Royaume-Uni et aux États-Unis :

une étude portant sur une année(58) menée à Wichita, Kansas, a montré en 2000 que les chats de cette ville de 300 000 habitants tuaient en moyenne 4,2 oiseaux par an chacun, malgré leur environnement urbain. Une extrapolation aux 64 millions de chats que comptaient alors les États-Unis conduirait au chiffre de 250 millions d’oiseaux tués chaque année dans le pays par les chats ;
en Angleterre, Peter B. Churcher et John H. Lawton ont mené une étude d’un an également sur 78 chats, dans un petit village du Bedfordshire. Les résultats, extrapolés par eux en 1989 sur la base du nombre de chats en Angleterre (de l’ordre de 5 millions lors de l’étude), correspondaient à un nombre annuel de proies tuées de toutes espèces de l’ordre de 70 millions, dont environ 35 % d’oiseaux (soit 24 à 25 millions d’oiseaux tués par an). Près de la moitié des oiseaux tués étaient des hirondelles(59). Rapporté au nombre de chats, le nombre d’oiseaux tués par chat est compris entre 4,5 et 5 par an, donc finalement très proche du chiffre trouvé dans l’étude américaine.Il a été remarqué que le problème vient du fait que cette prédation n’est pas naturelle, puisqu’elle dépend d’une population de chats anormalement importante, car son nombre est défini par l’homme, et non par les ressources naturelles(60). Ceci se traduit en particulier par le fait que le chat entre en concurrence avec les prédateurs naturels de la région, dont la survie est ainsi rendue plus difficile. Mais il a aussi été rappelé que ces populations domestiques de chats existent depuis déjà des siècles, sans que les équilibres naturels en aient été profondément affectés, ni qu’on puisse leur attribuer la disparition de telle ou telle espèce d’oiseau. Le point crucial dépend donc de la densité de population humaine elle-même, ainsi que l’augmentation du nombre moyen de chats par foyer humain. L’étude menée par Peter B. Churcher et John H. Lawton eux-mêmes, si sérieusement qu’elle ait été conduite, porte sur un échantillonnage trop faible pour pouvoir être extrapolée au niveau d’un pays tout entier(61).
Reste le fait que le potentiel destructeur du chat domestique s’est révélé, lors de ces études, être beaucoup plus important que ce que l’on pensait jusqu’alors, s’agissant d’une population domestique sans réel besoin de trouver sa nourriture par elle-même.

Chats retournés à l’état sauvage

S’il existe des chats redevenus sauvages dans de nombreux pays, c’est dans l’hémisphère sud, dans des pays comme l’Australie(62) ou la Nouvelle-Zélande — où les chats n’ont jamais été une population d’origine indigène — que ce problème présente le plus d’acuité. En effet, ces terres abritent des espèces, telles que le kakapo, particulièrement fragiles face à des carnivores mammifères placentaires importés, tels que les dingos ou les chats redevenus sauvages (« chat haret »). Ces chats ont eu des effets importants sur ces espèces animales, et ont joué un rôle majeur dans les risques d’extinction de plusieurs d’entre elles.
En Australie, de nombreuses espèces indigènes, des oiseaux, des lézards, de petits marsupiaux sont chaque année la proie de chats harets. Les chats, introduits en Australie au XVIIIe siècle par des colons britanniques, ont donné lieu à l’apparition d’une population sauvage, en particulier au XIXe siècle, où des chats domestiques ont été délibérément relâchés pour lutter contre la prolifération de souris et de lapins. Cette population redevenue sauvage est aujourd’hui très importante, puisqu’elle a été évaluée en 2004 à 18 millions de chats(63). Des mesures d’éradication de ces chats, considérés comme invasifs, y sont d’ailleurs régulièrement menées par le gouvernement australien(62), sous le nom de Threat Abatement Plans (« Plans d’amoindrissement de la menace » sur la biodiversité). Ces plans identifient les espèces menacées par les chats (une trentaine d’espèces pour les seuls oiseaux, par exemple), ainsi que les actions à mener et les moyens à mettre en œuvre. Ils donnent lieu ensuite à une analyse des résultats obtenus.
Le problème écologique ainsi posé à l’Australie est extrêmement complexe, puisque la totale extermination des chats harets se traduirait aussitôt par la multiplication incontrôlée d’autres espèces invasives importées, comme les lapins et les rats(63). C’est ce qui est arrivé par exemple dans l’île Macquarie, où l’éradication du chat s’est traduite par une explosion désastreuse du nombre de lapins(64). En Nouvelle-Zélande, la menace est du même ordre, à la fois dans son origine (population de chats domestiques relâchés au XIXe siècle pour lutter contre la prolifération des lapins), et dans ses conséquences sur les espèces locales. Les chats harets sont par ailleurs soupçonnés de véhiculer la tuberculose, même s’il est loin d’être prouvé qu’ils puissent transmettre la maladie à d’autres espèces(65). Il est permis en Nouvelle-Zélande de tirer sur les chats soupçonnés d’être des chats harets, ce qui amène à garder enfermés chez soi les chats domestiques lorsque des battues sont organisées.

Reproduction

Maturité sexuelle
Le développement des fonctions reproductrices du chat mâle commence vers trois mois avec l’augmentation de la production de testostérone. Vers six ou sept mois des épines apparaissent sur le pénis du chat(33). À cet âge, il peut commencer à se reproduire et souvent, marque son territoire en émettant des jets d’urine très odorants.
La femelle devient pubère dès son premier œstrus (communément appelé « chaleurs ») qui survient en moyenne entre sept et dix mois(66). Dès les premières chaleurs, qui durent de un à cinq jours(66), la chatte est capable de se reproduire. Elle connaît ensuite de nombreuses périodes de chaleurs, généralement situées du printemps à l’automne. Il est possible qu’une chatte soit de nouveau fécondée deux semaines après avoir mis bas(33).

Accouplement

Lorsque les mâles sont à même de pouvoir s’accoupler avec la femelle, encore faut-il que cette dernière les accepte. Lors de l’accouplement, qui dure entre 5 et 15 secondes(33), le mâle monte sur le dos de la femelle, ce qui accentue la courbure lombaire de sa partenaire (réflexe de lordose), lui mord la peau du cou et piétine la croupe pour améliorer la pénétration. Les petites épines présentes sur le pénis du mâle orientées vers l’arrière raclent les parois du vagin de la femelle. Cette stimulation du vagin est nécessaire pour déclencher l’ovulation chez la chatte(67). À chaque pénétration, la chatte émettra un nouvel ovule, ce qui explique pourquoi les chatons d’une même portée peuvent être de pères différents(68).
Des hybridations sont possibles entre le chat domestique et le chat forestier (à ne pas confondre avec les chats harets), chat sauvage autochtone d'Europe(69),(70) protégé par la Convention de Berne et qui n'a jamais été domestiqué. On s’attend à ce que ce phénomène soit de plus en plus fréquent avec la fragmentation des forêts et une pénétration plus forte des chats domestiques, et il pourrait être une source de « pollution génétique(71) » et de propagation de zoonoses et de virus(72) ou autres pathogènes et parasites félins(70).

Gestation et mise bas
  Radiographie d'une chatte gravide (à environ 1 mois et demi de gestation). L'image montre cinq fœtus de chatons, de tailles similaires.
  Quatre chatons d'une portée.
La gestation dure 63 à 65 jours et une portée compte en moyenne quatre à cinq chatons, le maximum étant de huit(66). Le ventre de la chatte commence à gonfler vers quatre semaines de gestation. À environ 35 jours, les mamelles de la femelle grossissent et rosissent. À sept semaines, elle commencera à chercher un endroit calme et convenable pour mettre bas (voir photo ci-contre)(73).
Environ vingt minutes après ses contractions, la chatte met bas son premier chaton, puis, en général, les autres chatons arrivent toutes les quinze minutes. Les chatons arrivent dans une poche, la chatte lave immédiatement ses petits à coups de langue pour stimuler leur première inspiration. Ensuite, elle mange le placenta, qui est très nutritif, et coupe le cordon ombilical(73).

Éducation des chatons
Lorsque les chats vivent en groupe, il y a une synchronisation de l’œstrus entre les femelles du groupe. Ceci favorise les naissances synchronisées et permet un élevage communautaire des jeunes. L’élevage communautaire est important car en cas de disparition d’une des mères, les chatons orphelins sont élevés par les autres femelles(32). Notons que de nombreux cas ont montré que, chez le chat domestique, l’élevage des chatons orphelins peut être la tâche d’une chatte ou d’un chat stérilisé. La synchronisation de l’œstrus permet donc juste l’allaitement par des femelles elles-mêmes allaitantes. Selon N. Magno, psychologue et passionnée d’éthologie, le comportement maternel est indépendant des hormones ovariennes ; il peut être stimulé par une forte chute du niveau d’œstrogène et de progestérone, qui se produit après la stérilisation comme après la mise bas(74).
Le chaton naît aveugle (les yeux fermés) et sourd et pèse de 100 à 110 g(66) ; lorsqu’il ouvre les yeux, à l’âge de huit à douze jours, ils sont de couleur bleue jusqu’au changement définitif (vers deux mois)(75). Tous les chatons naissent avec des rayures fantômes qui disparaissent peu à peu avec la pousse du poil(34). La chatte apprend aux chatons à se laver, se nourrir, etc. À quatre semaines, elle leur apporte leur première proie vivante, puis à cinq semaines, elle leur apprend les rudiments de la chasse(34). L’émancipation se produit entre huit et douze semaines, mais la séparation de la famille se déroule à l’âge de six à huit mois(66).

Chaton âgé de trois heures.

Chaton âgé d’un mois.

Chaton âgé de six semaines.

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Stérilisation
La stérilisation est une opération chirurgicale destinée à empêcher la reproduction de l’animal. Chez le mâle, elle est appelée castration et consiste en l’ablation des testicules. Chez la femelle, la stérilisation est effectuée par l’ablation des ovaires : l’ovariectomie. Outre l’arrêt de la reproduction (limitation de la taille de population), la stérilisation modifie le comportement et la physiologie de l’animal. Chez le mâle, une stérilisation précoce (avant la puberté) limite le comportement territorial et diminue la tendance au marquage (urine, griffades). Les chaleurs des femelles s’arrêtent. Les changements hormonaux accompagnant la stérilisation peuvent provoquer une prise de poids car les besoins énergétiques sont réduits(76). Comme le chat est encore en pleine « adolescence », il faut limiter le développement des cellules graisseuses. Si le chat est trop nourri au regard de ses nouveaux besoins, leur nombre aura tendance à augmenter. C’est pourquoi il est fortement recommandé de surveiller le régime alimentaire du chat stérilisé (mâle ou femelle) pendant les trois mois qui suivent l’intervention. Ainsi, à l’âge adulte, les risques d’obésité deviendront minimes(77).
Pour les femelles, la prise de pilules ou de piqûres contraceptives, qui bloquent le cycle de reproduction et fait disparaître les chaleurs, sont parfois utilisées comme une alternative à la stérilisation chirurgicale. Les injections, quant à elles, permettent de stériliser provisoirement une femelle sur de plus longues périodes. En général, leurs effets s’étalent sur trois mois lors de la première injection, puis sur cinq mois si l’on poursuit régulièrement le même traitement. Étant incompatibles avec un état de gestation, elles doivent être administrées de préférence en dehors des périodes de chaleurs, sous peine de risques d’infections. Ces méthodes de contraception sont soupçonnées d’avoir des effets secondaires comportementaux et cancérigènes(78).

Santé

Espérance de vie

Le chat domestique a une longévité atteignant régulièrement 12 à 18 ans(66). Creme Puff (3 août 1967 au 6 août 2005), qui mourut à l’âge de 38 ans et 3 jours, est le plus vieux chat jamais enregistré, selon l’édition 2007 du livre Guinness des records ; il vivait avec son propriétaire, Jake Perry, à Austin, Texas, États-Unis(79). Le précédent record était antérieurement détenu par Puss, chat tigré britannique mort en 1939 à l’âge de 36 ans(18).

Parasites

Le chat peut être sujet à de nombreux parasites.
Des ectoparasites, comme à d’autres carnivores, peuvent leur transmettre un petit ténia (Dipylidium caninum)(80) ; en particulier, Ctenocephalides felis, une puce plus spécifique aux félidés. Le chat peut également être touché par d’autres espèces de puces.
Felicola subrostratus est une espèce de pou spécifique infectant principalement les animaux âgés.
Quelques espèces de tiques peuvent infecter les chats bien qu'ils soient plus rarement touchés que les hommes ou les chiens.
Les parasites internes sont moins spécifiques. Concernant les parasites intestinaux, les chats comme les chiens peuvent être affectés par des vers plats, dits cestodes (comme les ténias), ou des vers ronds, dits nématodes, principalement les ankylostomes et les ascaris, les trichuris affectant les chiens mais non les chats(81).
D’autres parasites sont mieux connus du public par les maladies qu’ils causent comme la toxoplasmose et la giardose (causées par des protozoaires), la gale auriculaire (due à un acarien), la dirofilariose (dit « ver du cœur »), l'ankylostomose (causées par des nématodes), la douve du foie (causée par des vers plats).

Maladies

Les maladies propres au chat sont courantes chez les individus vivant à l’extérieur. Le risque qu’ils les contractent peut être minimisé de manière très importante en procédant à leur vaccination, à leur stérilisation et en restreignant leurs accès à l’extérieur. Certaines maladies du chat sont des zoonoses, c’est-à-dire qu’elles sont transmissibles à l’homme.
En dehors des maladies infectieuses, parasitaires et virales, le chat peut être sujet à diverses maladies dues à son alimentation (allergie, diabète sucré, obésité…), à des blessures, à des maladies génétiques, etc. Certaines pathologies peuvent être plus ou moins fréquentes selon les races : par exemple, environ 40 % des persans et exotiques à poils courts sont sujets à la polykystose rénale(82), et l’abyssin est fréquemment atteint d’amyloïdose rénale(83).

Maladies transmissibles à l'homme
Parmi celles-ci, les plus connues sont la rage, la tuberculose, la toxoplasmose, la lymphoréticulose, la pasteurellose et la yersiniose(84).
On peut également citer les salmonelloses, la brucellose, certaines encephalopathies et certaines hépatites virales.
À l'occasion de morsures ou de griffures, certaines maladies très sévères peuvent survenir, via transmission de germes.

Obligations légales en Europe

Comme tous les carnivores domestiques de compagnie le chat doit posséder un passeport européen pour voyager(85) et pour cela être vacciné, examiné et identifié. Les animaux de compagnie, et notamment les chats, ne peuvent être vendus à des mineurs de moins de 16 ans, sauf avec l’accord exprès du responsable parental(86).

En Belgique

En Belgique, l'oreille coupée prouve que le chat a été stérilisé.
Lors de la vente d’un chat domestique :

l’animal doit être âgé d’au moins huit semaines (les éleveurs et diverses associations félines conseillent également d’attendre l’âge de trois mois) ;
si l’animal est un chat de race, il doit posséder un pédigrée ou avoir fait l’objet d’une demande ;
contrat de vente avec garanties pour les chats de race ;
obligation de vacciner contre la rage au sud du sillon Sambre-et-Meuse(87).

En France

Lors de la vente d’un chat domestique :

l’animal doit être âgé d’au moins 8 semaines (les éleveurs préconisent d’attendre l’âge de 3 mois pour une meilleure socialisation) ;
identification de l’animal par tatouage (à partir du 3 juillet 2011, celui-ci n’est cependant plus suffisant(88)) ou transpondeur (puce sous-cutanée électronique), obligatoire même en cas de don ;
si l’animal est un chat de race, il doit posséder un pédigrée ou avoir fait l’objet d’une demande ;
contrat de vente ou facture pour les professionnels ;
fiche de conseils d’élevage(89).Divagations de l’animal :
« Est considéré comme en état de divagation tout chat non identifié trouvé à plus de deux cents mètres des habitations ou tout chat trouvé à plus de mille mètres du domicile de son maître et qui n’est pas sous la surveillance immédiate de celui-ci, ainsi que tout chat dont le propriétaire n’est pas connu et qui est saisi sur la voie publique ou sur la propriété d’autrui(90) ». Il peut alors être capturé et conduit en fourrière(91) pour être placé ou euthanasié à moins d’être réclamé et identifié par son propriétaire dans les huit jours qui suivent(92).

En Suisse

En Suisse, le propriétaire d’un chat domestique doit faire en sorte que son animal ait des contacts quotidiens avec des êtres humains ou un contact visuel avec des congénères. Les chats domestiques ne peuvent être détenus en enclos que pour des durées passagères et doivent pouvoir en sortir au moins cinq jours par semaine ; de plus, les dimensions de cet enclos sont réglementées(93).
Il est recommandé que le chat soit également vacciné contre le typhus, le coryza et la leucose féline, et qu’il ait été régulièrement vermifugé depuis l’âge de trois à quatre semaines.

Histoire

Histoire de la classification

Dans son Het Leven der Dieren Zoogdieren, Brehm désigne le Chat domestique comme Felis maniculata domestica.
Sa première description par Carl von Linné en 1758 est en tant qu’espèce Felis catus dans la trentième édition de Systema naturae(A 9). Le chat domestique a pris tantôt le statut d’espèce, tantôt celui de sous-espèce du chat sauvage (Felis silvestris) et de nombreux synonymes de l’un ou l’autre des termes ont existé. Le Chat sauvage (Felis silvestris) a ainsi parfois été considéré comme une sous-espèce de Felis catus étant donné l'antèriorité du nom de Linné(94). Mais en 2003, La Commission internationale de nomenclature zoologique a fixé le nom du Chat sauvage à Felis silvestris(95). Une population de la Transcaucasie a été nommée Felis daemon (Satunin 1904) mais elle est aujourd’hui considérée comme appartenant au Chat domestique(96).
Des études génétiques récentes montrent que le Chat domestique est bien une sous-espèce de Felis silvestris issu du Chat sauvage d'Afrique, mais une convention de l'ICZN authorise l'utilisation du premier synonyme senior proposé (Felis Catus) pour les animaux domestiques(95).

Évolution de l’espèce

La lignée du genre Felis diverge de celle des genres Otocolobus et Prionailurus il y a environ 6,2 millions d’années. L'ancêtre commun du genre Felis date d'il y a environ 3,4 millions d’années. Ces petits félins s’adaptèrent a un habitat varié, se répandant sur toute la surface du globe (excepté l’Australie, où le chat domestique fut introduits par les colons : chats harets). Le chat, au sens plus courant, est typiquement devenu le Felis silvestris (Chat sauvage commun), dont on distingue le Felis silvestris silvestris (Chat européen), le Felis silvestris libyca (Chat sauvage africain) et le Felis margarita (Chat des sables). Il est impossible d’établir précisément le moment où le chat, ou du moins l’un de ces félins, a été domestiqué, alors même que sa classification en espèces et sous-espèces reste controversée, et compliquée par la domestication et le marronnage. La domestication par l’homme notamment du Felis silvestris silvestris (Chat domestique (Felis silvestris forma catus) encore appelé Chat de maison, Chat de gouttière) fut probablement tardive, vu son comportement indépendant, du moins n’apparaît-il jamais dans les peintures préhistoriques.
En 2006, des travaux effectués sur les chromosomes sexuels et l’ADN mitochondrial de toutes les espèces de félins, conjugués à des recherches paléontologiques, ont révélé que l'ancêtre commun du genre Felis vivait il y a 3,4 millions d’années, au Pliocène, dans les déserts et les forêts denses du bassin méditerranéen(97). Une autre étude moléculaire menée sur 979 individus (chats des sables, chats sauvages de différentes sous-espèces et chat domestique) en 2007 a permis de montrer les liens proches entre le chat domestique et le chat ganté (Felis silvestris lybica), une sous-espèce qui aurait divergé il y a environ 130 000 ans(1).

Domestication

Les premières découvertes paléontologiques situaient les premiers foyers de domestication du chat en Égypte, vers 2000 av. J.-C., mais la découverte en 2004, par une équipe d’archéo-zoologie des restes d’un chat aux côtés de ceux d’un enfant dans une sépulture à Chypre repousse le début de cette relation entre 7 500 et 9 000 ans av. J.-C. Le chat découvert présente une morphologie très proche du chat sauvage d’Afrique, sans les modifications du squelette dues à la domestication : il s’agissait d’un chat apprivoisé plutôt que domestiqué. La cohabitation des chats et des hommes est probablement arrivée avec le début de l’agriculture : le stockage du grain a attiré les souris et les rats, qui ont attiré les chats, leurs prédateurs naturels(98),(99).
L’étude menée par Carlos Driscoll sur 979 chats a permis de déterminer l’origine probable du chat domestique : c’est dans le Croissant fertile que félins et hommes auraient noué contact. Cinq domestications différentes du Chat ganté eurent lieu, il y a 8 000 à 10 000 ans(97). Le chat domestique n’est pas la seule espèce parmi les Felinae utilisée comme animal de compagnie, le Chat ganté(100) et le Jaguarondi(101) sont ou ont été apprivoisés eux aussi pour chasser les souris et les rats.
Une étude effectuée en 2017 par deux chercheurs de l'institut Jacques-Monod et publiée par la revue Nature Ecology and Evolution confirme l'ascendance lybica et le rôle de l'apparition de l'agriculture dans la domestication du chat(102),(103).
L’évolution des chats domestiques dirigée par l’homme, en tant qu’animaux de compagnie, auxiliaires utiles, puis aujourd’hui sélection de Pedigrees, a conduit à une cinquantaine de races. L’évolution a croisé d’autres voies non naturelles, comme pour le chat Bengal (croisé d’un chat commun avec le chat léopard du Bengale, Prionailurus bengalensis), ou naturelles pour des chats d’autres genres que Felis (Chat de Temminck, Catopuma temminckii ; Chat à tête plate, Prionailurus planiceps).

Antiquité

Les Égyptiens de l’Antiquité divinisent le chat sous les traits de la déesse protectrice Bastet, symbole de la fécondité et de l’amour maternel, dont le culte se situe principalement dans la ville de Bubastis. Les archéologues ont découvert de très nombreuses momies de chats qui montrent à quel point les Égyptiens les vénèrent ; on peut voir ces momies, entre autres, à Paris (musée du Louvre), à Londres (British Museum) ou au Caire (Musée égyptien du Caire)(104).
En guise d’animaux chasseurs de rongeurs, la Grèce antique ne connaît longtemps que les mustélidés (furets et belettes). Ce sont les Phéniciens qui volent aux Égyptiens quelques couples de leur animal sacré pour les revendre aux Grecs. Aristophane cite même la présence d’un marché aux chats à Athènes(104),(A 10).
Les Romains, en revanche, vouent une passion aux gros animaux agressifs, et plus tardivement au chat : d’abord réservé aux classes aisées, l’usage de posséder un chat se répand dans tout l’Empire et dans toutes les couches de la population, défendant les récoltes et les greniers contre la menace des rongeurs habituels, et assurant la dispersion de l’animal dans toute l’Europe(104). Mais ces mêmes Romains, afin d'éviter que la zoolâtrie égyptienne ne gagne les terres de l’Empire, donnent au chat une réputation sulfureuse en l'associant à la luxure, comme en attestent les graffiti obscènes de lupanars de Pompéi qui accolent le nom de « chatte » (felis, plus tard catta, d'où le glissement pour désigner le sexe féminin) ou de « petite chatte » (felicula) à celui d'une prostituée(105).

Moyen Âge et Renaissance

En principe, l’image du chat est positive dans l’islam en raison de l’affection qu’éprouve Mahomet, sauvé de la morsure d’un serpent par un chat(106). À l’inverse, le chat est satanisé dans l’Europe chrétienne durant la majeure partie du Moyen Âge, manifestement en raison de son adoration passée de la part des païens et surtout de la réflexion de la lumière dans ses yeux, qui passe pour être les flammes de l’Enfer. Dans la symbolique médiévale, le chat est associé à la malchance et au mal, d’autant plus quand il est noir, ainsi qu’à la sournoiserie et à la féminité. C’est un animal du diable et des sorcières(107). On lui attribue des pouvoirs surnaturels, dont la faculté de posséder neuf vies(104),(A 11). Dans certaines régions françaises, la légende attribue au matagot, un chat noir diabolique, la possibilité de rendre riche son maître en lui rapportant chaque nuit des pièces d'or(108).
Toutefois le chat est un animal courant et banal(109) tout au long du Moyen Âge et on lui reconnaît un rôle prophylactique(110). Sa fourrure est couramment un objet de commerce(111).
Cependant, la Renaissance marque un certain retour en grâce du chat, principalement en raison de son action préventive contre les rongeurs, dévoreurs de récolte. Les Grandes découvertes et la mise au jour d’espèces exotiques jouèrent également un rôle certain. L’empereur Charles Quint emporte ainsi avec lui lors de sa retraite au monastère de Yuste deux petits chats brésiliens qui lui ont été offerts par sa sœur Catherine de Portugal(112).

Périodes moderne et contemporaine

Une première tentative de réhabilitation est la célèbre Histoire des Chats : dissertation sur la prééminence des chats dans la société, sur les autres animaux d’Égypte, sur les distinctions et privilèges dont ils ont joui personnellement (1727) de François-Augustin de Paradis de Moncrif. L’auteur y prend la défense du chat à travers des références historiques, notamment à l’ancienne Égypte, qui se veulent érudites et constituent en réalité un pastiche de la pédanterie(113).
Vers 1727, avec l'invasion massive du rat gris en Europe, les chiens ratiers, comme l'Affenpinscher, prennent la place des chats impuissants face à ce rat plus gros et agressif. Le chat perd ainsi son rôle de prédateur pour devenir progressivement un animal de compagnie(114). Malgré de nobles exceptions comme les chartreux de Richelieu ou le persan blanc de Louis XV, le chat ne connaît son véritable retour en grâce qu’à la faveur du romantisme : il devient l’animal romantique par excellence, mystérieux et indépendant ; le chat noir devient quant à lui un des symboles récurrents du romantisme noir à la même période(115). Toujours au XIXe siècle, il se retrouve également symbole du mouvement anarchiste(A 12) (France), à travers son image poétique, autonome et gracieuse. Le XXe siècle, quant à lui, garde cette vision romantique tout en s’intéressant au chat d’une manière plus scientifique.

En France
Selon des études datant de 2008 en France, le chat en tant qu'animal de compagnie connaît un fort essor : alors que la population de chiens baisse de 3,3 % entre 2006 et 2008 pour arriver à 7 800 000 représentants, le nombre de chats augmente de 6,5 % dans ce même laps de temps, pour atteindre 10 700 000 animaux en 2008(116). En 2008, les trois races de chats préférées des Français sont le siamois, le persan et le chartreux(116).
La population française de chats issus de croisement augmente sensiblement entre 2006 et 2008 : de 54,1 % à 63,4 %, tandis que les chats de gouttière progressent également(116). 4,2 % des chats sont déclarés comme étant de pure race par leurs maîtres, toujours en 2008, dont 1,9 % avec pedigree(116).
Si la tendance est à l'augmentation du nombre de chats et à la baisse du nombre de chiens, la proportion du nombre de foyers possédant l'un ou l'autre augmente dans les deux cas : en 2006, 24,1 % des foyers possèdent au moins un chien, pour 25 % en 2008(116). De même, pour les chats, 25,9 % des foyers en possèdent au moins un en 2006, pour 27 % en 2008(116).
Un des principaux inconvénients de posséder un chat aujourd’hui est le besoin de le stériliser : en effet, en 2008, seuls 29,8 % des chiens sont stérilisés en France, contre 72,2 % chez les chats, même si le taux du premier augmente maintenant plus rapidement(116).

Culture populaire et arts

Chats célèbres

Au contraire du chien ou du cheval, célèbres par leurs actes, le chat est surtout connu comme l’animal de compagnie de personnages célèbres. Tels les chats tueurs de souris de la résidence du premier ministre du Royaume-Uni ou les chats des écrivains (« Hodge », le chat de Samuel Johnson, encore « Kiki la Doucette », « Toune » et « Minionne » de Colette, ou « Bébert », de Louis-Ferdinand Céline), la célébrité d’un chat s’acquiert par la notoriété de son maître.
Cependant quelques chats se signalent par leur comportement, comme Oscar, qui détecterait la mort imminente des patients d’une unité hospitalière de Rhode Island, ou encore Orangey, le chat acteur.

Superstitions

Au Japon, le chat est un porte-bonheur au travers des Maneki-Neko, ces talismans représentants un chat avec la patte derrière l’oreille. Diverses légendes attribuent aux chats le pouvoir de prédire le temps qu’il fera : en Thaïlande, la bienveillance du dieu Indra est demandée au travers d’un rituel consistant à asperger d’eau un chat dans une cage, promenée autour du village(117). Les chats pourraient aussi prévoir les séismes. On lui associe aussi le chiffre neuf : les sorcières pouvaient se changer en chat neuf fois, le chat aurait neuf vies(117) et pourrait avoir neuf propriétaires différents, le dernier étant emporté en enfer(118) ; enfin, citons ce fouet de marine : le chat à neuf queues.
En Europe, le chat est le représentant du diable au Moyen Âge, ou est offert par celui-ci pour enrichir son propriétaire, comme la légende provençale des matagots qui ramènent une pièce d’or chaque matin(119). Le chat amène aussi les sorcières au sabbat sur leur dos ; celles-ci peuvent aussi se jucher sur des chars tirés par des chats(119), de la même manière que la déesse Freya. De nombreux sorciers prennent la forme de chat durant leur réunion : c’est ce que reconnurent les sorciers du Vernon lors de leur procès en 1566(120).
Le chat noir est particulièrement sujet aux superstitions et croyances. En France, le noir et le rouge représentent les couleurs du diable ; aussi les chats noirs étaient-ils souvent rejetés de peur qu’ils n’attirent le malheur. Au contraire, au Royaume-Uni, croiser un chat noir porte bonheur(117).

Calendrier républicain

Regard des peintres et sculpteurs

Léon Huber, peintre réaliste spécialisé dans la représentation des chats.

En Europe, le chat a mis longtemps à conquérir sa place dans le monde artistique. À partir du XVIIe siècle, il apparaît de-ci de-là dans la peinture française, flamande, anglaise ou italienne, mais le plus souvent comme un élément du décor et généralement dans une scène de cuisine où il joue le rôle d’un voleur de nourriture. Le tableau le plus célèbre, en ce sens, est sans doute La Raie de Chardin, avec le chat arc-bouté sur la table. Il faudra attendre des œuvres comme La Fillette au chat, La Petite Fille au chat ou le Portrait de Magdaleine Pinceloup de La Grange, de Jean-Baptiste Perronneau(A 13), pour qu’il figure au premier plan d’un tableau, ne serait-ce qu’en tant que sujet secondaire.

Cependant, ce sont les XIXe et XXe siècles qui l’ont consacré, avec des sculpteurs tels que Antoine-Louis Barye ou Diego Giacometti. Dans le domaine pictural, des artistes comme Delacroix, Manet, Renoir, Toulouse-Lautrec, Franz Marc, Raoul Dufy, Théophile Steinlen, Paul Klee, Balthus ou encore l’humoriste Albert Dubout – sans oublier Jacques Faizant, pour le chat noir et blanc qui accompagnait les « vieilles dames » du Figaro et de Paris Match – l’ont représenté par la peinture sur toile, le dessin, le pastel, la gravure, la lithographie ou encore l’estampe. Léon Huber a bâti sa notoriété en figurant des chats. Son nom est oublié du grand public. Les reproductions de ses œuvres continuent à avoir du succès auprès des amis des chats(122).
Le peintre anglais Louis Wain s’est quant à lui spécialisé dans la représentation des chats, de manières différentes au long de sa carrière : au début de celle-ci, les chats étaient, à la manière des écrits de Jean de La Fontaine, représentés avec des comportements humains. Wain s’est ensuite intéressé au chat en lui-même par des portraits, qui sont devenus de plus en plus abstraits, au fur et à mesure que la schizophrénie de l’artiste s’aggravait.
Dans l’art japonais, des artistes comme Hokusai et Hiroshige ont mis en scène des chats. Avant eux, un artiste comme Kaigetsudo Anchi en fait apparaître un, tenu en laisse par une élégante courtisane, dans une célèbre estampe conservée au musée national des Arts asiatiques-Guimet et publiée aux alentours de 1715(123).

Littérature

historiquement
L’apparition du chat dans la littérature fut d’abord discrète. Peu aimé au Moyen Âge, où on ne lui confère guère que l’utilité de chasser les souris, les écrits le concernant reflètent les idées de l’époque. Au IXe siècle, Hildegarde de Bingen, dans son Livre des subtilités des créatures divines lui consacre un paragraphe bref et peu élogieux : « Au plus fort des mois d’été, (…) le chat demeure sec et froid. Le chat ne reste pas volontiers avec l’homme, excepté celui qui le nourrit(124). » Le célèbre Roman de Renart a laissé l’image de Tibert le chat, tout aussi rusé et hypocrite que Renart, mais aimé par Noble, le lion(124).
Le chat est peu à peu « réhabilité » durant la Renaissance et de nombreux écrivains et poètes tels Pétrarque, mort la tête posée sur son chat, ou encore Joachim du Bellay améliorent la réputation du chasseur de souris. Au XIXe siècle, les auteurs romantiques portent une grande affection au félin : en 1869 paraît Les Chats(A 14) de Champfleury réunissant la somme des connaissances de l’époque sur le chat, et qui révèle la place privilégiée du chat dans les milieux intellectuels(125). Depuis le début du XXe siècle, les œuvres littéraires ayant pour héros principal ou secondaire le chat se sont multipliées. De nombreux auteurs, notamment Colette, ont mis en exergue leur(s) chat(s).

Fiction

Contes, fables et poésie

Dans les fables, le chat garde une image d’animal malin mais profiteur. Raminagrobis(A 15) est un chat gras et bien nourri que l’on trouve dans les Fables de La Fontaine, tout comme Rodilardus ou Rodilard(A 16), repris par Rabelais. Le chat est souvent mis en scène avec des souris ou des rats, dont il est le chasseur. Son comportement profiteur et sa malice sont mises en valeur par des compères aussi rusés que lui, comme le singe ou le renard(A 17).
S’agissant de la poésie lyrique, le chat fait son entrée réelle comme objet littéraire à l’aube du XIXe siècle, d’abord chez les romantiques (notamment Victor Hugo), puis chez les parnassiens (Théodore de Banville) et les symbolistes (Baudelaire, Verlaine, Emmanuel-Henri Gaudicour), pour aboutir aux prémices de la modernité avec des poètes tels qu’Anna de Noailles ou Apollinaire.
Dans les contes, le chat a une image plus mystérieuse. Ainsi, dans Les Contes du chat perché de Marcel Aymé, Alphonse dans le conte intitulé La patte du chat, peut faire pleuvoir en passant sa patte derrière l’oreille. Dans Alice au pays des merveilles, le chat du Cheshire apparait et disparait par morceaux mystérieusement, en laissant flotter son sourire. Quant au chat botté, il est l’héritage bienheureux que lègue le meunier à son troisième fils et qui rend son maître riche par la ruse(A 18). On retrouve ce même personnage au côté de la Chatte Blanche dans l'acte III du ballet La Belle au bois dormant, Chatte Blanche qui dans le conte du même nom est en réalité une princesse prisonnière de sa forme animale.

Nouvelles et romans
Dans les romans et nouvelles, le chat garde souvent son aspect mystérieux, inspirant des écrits fantastiques comme Le Chat noir d’Edgar Allan Poe où deux chats noirs précipitent la folie du personnage principal. Le chat peut aussi être le témoin de la vie des hommes : dans le classique japonais Je suis un chat de Sōseki Natsume, un chat dépeint la société japonaise de l’ère Meiji. D’une autre manière, des sociétés félines, uniquement composées de chats, apparaissent comme La Cité des chats de Lao She ou la série de romans pour la jeunesse La Guerre des clans.
Le chat peut aussi être détective comme Kao K’o Kung et Yom-Yom, deux chats siamois mis en scène dans une série de romans de Lilian Jackson Braun ou encore Francis, le chat détective de Akif Pirinçci, dont la série de romans Félidés, Chien méchant, Francis et les chats sauvages aborde des problèmes philosophiques ou éthiques.
Dans les univers médiévaux-fantastiques, on trouve parfois des races hybrides dont les caractéristiques sont à la fois humaines et félines. Ce phénomène est particulièrement marqué dans les mangas, anime et autres jeux vidéo japonais, qui comportent assez souvent un personnage de jeune fille-chat, la nekomimi ou nekomusume.

Bande dessinée

Les chats sont bien représentés dans la bande dessinée. Personnages principaux d’aventures comiques comme Garfield, Le Chat de Geluck , Simon's Cat ou encore Krazy Kat, les chats peuvent aussi conter leur histoire comme Le Chat du rabbin(126). Souvent accompagnés d’un compère antagoniste pour faire rire, tels Sylvestre de Titi et Grosminet, Tom de Tom et Jerry ou Hercule de Pif et Hercule, les chats sont aussi des personnages secondaires récurrents comme les chats Artémis, Luna et Diana dans le manga Sailor Moon ou encore Azraël compagnon de Gargamel dans Les Schtroumpfs de Peyo. Le personnage du détective Blacksad, de la série éponyme, est un chat anthropomorphe.
Art Spiegelman transpose le récit autobiographique de son père dans un univers animalier, où les nazis sont représentés par des chats et les Juifs par des souris (Maus en allemand).

Jeux de rôles
Au moins deux jeux de rôles proposent de jouer des chats. Le premier porte le titre de « Cat », de John Wick. Les chats y combattent les terribles boggins qui se nourrissent des rêves et des âmes des humains(127). Sous-titré « A little game about little heroes » ce jeu en anglais propose de nombreuses informations véridiques sur les chats mais également un cadre de jeu sans fin puisqu'une partie des scénarios peut se dérouler dans le monde des rêves.
Malgré un titre anglophone, « Cats! The Masquerade » est un jeu de rôles français. Dans ce jeu, les chats constituent la première espèce intelligente apparue sur Terre, bien avant les humains qu’ils ont créé pour être leurs serviteurs. Malgré leurs immenses pouvoirs, les chats ont perdu leur prééminence et doivent désormais survivre dans un monde qui leur est hostile. « Cats » propose également de jouer un Bastet, un corps humain dans lequel est emprisonné l’esprit d’un chat(128).
D’autres jeux de rôles proposent de jouer des êtres mi-humain mi-chat, comme les félis dans Nightprowler(129), inspirés d’un article du magazine Casus Belli pour Donjons et Dragons.

Cinéma

Les chats sont parfois les protagonistes de films, notamment dans le film d'animation Les Aristochats des studios Disney.

Musique

Me-Ow de Mel B. Kaufman est un air de ragtime exécuté au piano contenant une unique parole : « Me-Ow »(130).
Une des premières occurrences du chat en musique classique occidentale est d’Adriano Banchieri dans son Contrapunto bestiale ou Festin de Jeudi-Gras (1608)(131). Par la suite, le félin a inspiré de nombreux compositeurs tels que Carlo Farina avec Capriccio stravagante, Il gatto en 1627 ou encore Hans Werner Henze, La Chatte anglaise(A 19). Des airs d'opéra sont composés de miaulements, notamment L’Enfant et les Sortilèges selon un livret de Colette. Enfin, les chats furent les sujets principaux de la comédie musicale à succès Cats. Dans la chanson populaire (La mère Michel a perdu son chat) comme dans le rock (Le chat, de Téléphone), le chat est mis en scène ou porté aux nues : la chanson Delilah dans l’album Innuendo de Queen est par exemple un hommage au chat de Freddy Mercury.
Georges Brassens était un amoureux des chats, il en possédait neuf lorsqu’il vivait Impasse Florimont. Il leur dédia plusieurs vers dont ceux-ci dans sa chanson Le Testament : « Qu’il boive mon vin, qu’il aime ma femme, qu’il fume ma pipe et mon tabac / Mais que jamais, mort de mon âme, jamais il ne fouette mes chats / Quoique je n’ai pas un atome, une once de méchanceté / S’il fouette mes chats, y’a un fantôme qui viendra le persécuter. "

Chat artiste

L’ouvrage le plus célèbre sur le sujet : Le Mystère des chats peintres (1995) (Why cats paint)(132), de Burton Silver et Heather Buch, a connu une renommée internationale. Au départ conçu comme une vaste parodie critique de l’art contemporain (on y voit des photos de canapés éventrés et de souris mortes exhibées comme créations plastiques…), ce livre trop bien conçu est devenu référence en ce domaine. L’art félin est devenu un thème sérieux. Burton Silver est parodiste, caricaturiste et critique d’art ; Heather Buch, peintre et photographe. Why cats paint est le pendant de Why paint cats(133),(134) (Pourquoi peindre les chats), suivi quelques années plus tard par Danse avec les chats(135) (Dancing with cats) qui connut aussi un immense succès. Selon les éditeurs (quatrième de couverture) : « De plus en plus de personnes, dans le monde entier, se laissent séduire par cette extraordinaire méthode de canalisation de l’énergie féline… »

Musée

Le Musée du chat à Amsterdam, aux Pays-Bas, présente des dessins, peintures, gravures et autres œuvres dédiés à l'animal.

Expressions populaires

Les proverbes et idiotismes liés au chat se comptent par dizaines en langue française, soit qu’ils mettent en scène l’animal lui-même (qui court vite, dort beaucoup et chasse les souris) ou mette en avant une de ces caractéristiques (« Avoir des yeux de chat », par exemple), soit que le terme de « chat » désigne l’homme, qui s’identifie alors au félin. La plupart de ces dictons datent de plusieurs siècles ; certains remontent même au Moyen Âge.

Aspects économiques

Viande de chat

La viande de chat est mangée dans certaines régions du monde comme le sud-est de la Chine(136), le Viêt Nam, le Lesotho… Ces traditions sont cependant contestées, par exemple dans certaines provinces de Chine où le mode de vie des habitants tend à se rapprocher de celui des pays occidentaux : les chats commençant à être considérés comme des animaux de compagnie, leur consommation devient un tabou alimentaire(137).
En France, aucune loi n'interdit de manger du chat(138).
Cette viande est interdite partout en Europe(139), sauf en Suisse(139),(140).
En Italie, chaque année, quelque 7 000 chats seraient consommés dans les régions du nord(139).

Commerce de la fourrure

Dans certains pays, la fourrure du chat fait l’objet, comme celle du chien, d’une demande importante dans les industries de la mode. De nombreuses associations de protection des animaux condamnent l’utilisation de la fourrure des chats(16). Elle est désormais interdite d’importation et d’exportation en Europe depuis le 31 décembre 2008(141),(142).
Les mesures prises par l’Europe dans ce domaine visent à mettre fin — de façon identique dans toute l’Europe — aux abus constatés dans le commerce des fourrures, en particulier en provenance des pays asiatiques, dont l’étiquetage est souvent mensonger (fourrure de chat ou de chien importée sous d’autres désignations, par exemple en tant que fourrure synthétique). Ces pratiques seraient en particulier le fait de la Chine, qui se livrerait à l’élevage des chiens et des chats pour faire le commerce de leur fourrure à grande échelle(143).

Comme l’a déclaré à cette occasion Markos Kyprianou, commissaire européen à la santé et à la protection des consommateurs :
« Le message transmis par les consommateurs européens est on ne peut plus clair. Ils estiment qu’il est inacceptable d’élever des chats et des chiens pour leur fourrure et ils refusent que des produits contenant ces fourrures soient vendus sur le marché européen. L’interdiction à l’échelle communautaire que nous proposons aujourd’hui signifie que les consommateurs auront la certitude de ne pas acheter, par mégarde, des produits contenant de la fourrure de chat et de chien(143). "

D’après les enquêteurs de PETA-Allemagne, qui ont conduit une enquête en Chine du Sud, les chiens et les chats feraient l’objet en Chine d’un commerce très important, dans des conditions particulièrement choquantes(144) :

tout d’abord, les chiens et chats, entassés à vingt dans des cages grillagées, seraient transportés ainsi par camion, chaque camion regroupant dans ces cages plus de 800 animaux, souvent blessés et affolés. Toujours selon la PETA, ce trafic concernerait des millions de chiens et chats, destinés à être tués pour leur fourrure ;
les cages seraient déchargées des camions en les jetant à terre du haut du camion sans aucune précaution, parfois de plus de trois mètres de haut, fracturant les pattes des animaux. Ceux-ci seraient dans un certain nombre de cas des animaux volés, comme l’indique le collier qu’ils portent encore ;
enfin, les peaux de ces chiens et de ces chats feraient fréquemment en Chine l’objet d’un étiquetage mensonger, générant pour le consommateur occidental le risque d’acheter sans le vouloir des vêtements en peau de chat ou de chien.La nouvelle règlementation européenne interdit la mise sur le marché, l’importation dans la Communauté et l’exportation depuis cette dernière de fourrure de chat et de chien et de produits en contenant, à compter du 31 décembre 2008. Elle prend en compte les fraudes à l’étiquetage constatées de la part de certains pays tiers en se dotant des moyens de détection nécessaires. Selon le règlement (CE) no 1523/2007 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2007(142) :

« les États membres doivent, avant le 31 décembre 2008, informer la Commission des méthodes de détection de fourrure qu’ils utilisent pour déterminer l’espèce d’origine de la fourrure (par exemple la spectrométrie de masse MALDI-TOF) » ;
« la Commission peut adopter des mesures arrêtant les méthodes analytiques à utiliser dans ce domaine » ;
« les États membres doivent, avant le 31 décembre 2008, établir des sanctions appropriées pour veiller à ce que l’interdiction soit respectée et notifier ces dispositions à la Commission ».Il est significatif du contexte de cette affaire que la Communauté précise qu’elle adopte cette règlementation alors même que « le traité ne permet pas à la Communauté de légiférer pour répondre à des préoccupations éthiques »(A 20), et que la Commission donne à cette occasion (23 janvier 2006) communication au Parlement européen et au Conseil, « concernant un plan d’action communautaire pour la protection et le bien-être des animaux au cours de la période 2006-2010 (COM(2006) 13 final – Journal officiel C 49 du 28 février 2006) »(142).

Marché de l’alimentation pour chats

Le marché de l’alimentation des chiens et chats (qui constitue le plus gros marché lié aux animaux de compagnie) a représenté en 2003 un total de 35 milliards d’USD au niveau mondial(145), dont entre 25 % et 30 % pour les États-Unis à eux seuls. Parmi les fabricants et marques les plus connues, on compte Nestlé (Purina Beneful, Cat Chow, Dog Chow, Fancy Feast, Friskies, Tender Vittles), Masterfoods, filiale de Mars (Cesar, Pedigree, Royal Canin, Sheba, Whiskas), Procter & Gamble (Eukanuba, Iams), ou encore Colgate-Palmolive (Hill’s Science Diet)(145).
Le marché américain des aliments pour chats (environ un gros quart du total, puisqu’il était en 2002 de 4,20 milliards de USD, soit 52 % du marché des aliments pour chiens(146)(réf. non conforme)) présente une forte segmentation : aliments secs, aliments en boîte, snacks pour chats, aliments semi-humides, boissons… Les aliments secs gagnent du terrain sur le marché des aliments pour chats(147). En France, le marché des aliments pour chats est constitué pour 67 % d’aliments humides, secteur dominé par Nestlé-Purina et Masterfoods ; mais ce secteur s’effrite (avec en particulier l’effondrement des marques « bas de gamme » Ronron et Kitekat, de Masterfoods), et la part de marché des aliments secs pour chat (dominé par Nestlé-Purina avec Friskies et Purina one) tend à progresser(148). Dans la mesure où un kilogramme d’aliment sec équivaut à 4 kg d’aliment humide, les fabricants d’aliments pour chats peinent à compenser la baisse des aliments humides. Le marché français des aliments pour chats a donc tendance à stagner, voire à baisser.

Marché des dépenses de santé, et divers

Ce marché, qui regroupe l’ensemble des dépenses non alimentaires (les plus importantes étant les dépenses de santé), comprend, pour les animaux de compagnie en général(149) :

les médicaments, dont les plus importants sont les anti-parasites (contre les puces et les tiques) ;
les soins vétérinaires ;
le toilettage ;
les jouets ;
la prise en pension ;
le dressage ;
les autres produits et services (crémations et enterrements, animal-sitting(A 21), transport, assurances, litières, jouets, voyantes pour animaux de compagnie…).Les chiffres disponibles(A 22) prennent en compte les différents marchés de façon globale, pour l’ensemble des animaux de compagnie. Dans la mesure où, aux États-Unis (le principal marché), 71 % des propriétaires de chats ou de chiens achètent pour eux des médicaments (ce qui limite un biais éventuel)(150), il n’est pas illégitime de penser que la part des dépenses pour les chats est assez symétrique des dépenses d’alimentation, soit entre un quart et un tiers du total (les dépenses de ce type se concentrant sur les chiens et chats). Les analystes s’accordent à considérer que le marché américain pour ces produits de santé pour les animaux de compagnie représentent environ 40 % du total mondial(151). L’analyse du marché des États-Unis fournit donc une bonne base pour la compréhension du marché mondial.
Le marché des médicaments et soins pour les animaux de compagnie en général est encore peu important par rapport aux médicaments et aux soins destinés aux humains. Il est cependant très lucratif, car les propriétaires des animaux de compagnie n’hésitent pas à payer le prix fort pour soigner ceux-ci, qu’ils considèrent comme partie intégrante de leur famille.
En 2006, le marché aux États-Unis pour les médicaments, soins vétérinaires, produits et services autres que les seuls aliments s’est élevé à 18,5 milliards d’USD, et les attentes pour 2007 étaient une croissance de 6 % par rapport à ce chiffre(151), soit près de 20 milliards d’USD. Là dessus, les produits (hors soins et services) destinés à la santé des animaux de compagnie ont représenté environ 6,6 milliards d’USD de dépense globale, dont un tiers correspond aux produits contre les puces et les tiques. Le produit « vedette » est l’anti-parasite Frontline, de Merial (fipronil), qui a atteint en 2007 le statut de médicament blockbuster (« champion des ventes ») avec un chiffre d’affaires de plus de un milliard d’USD(150).
Pour l’année 2007, d’autres études évaluent le marché aux États-Unis des dépenses de santé pour animaux de compagnie au chiffre encore plus élevé de 25,3 milliards d’USD(150). Outre les médicaments (qui incluent maintenant des anti-dépresseurs(152)), les animaux de compagnie bénéficient de soins vétérinaires.
La montée des dépenses pour les animaux de compagnie se traduit aussi par l’apparition de contrats d’assurance qui leur sont spécifiques. La Suède est très en pointe dans ce domaine, loin devant l’Angleterre ou les États-Unis, puisque, en 2005, 50 % des propriétaires suédois d’animaux de compagnie avaient une assurance pour eux, contre moins de 10 % aux États-Unis(153), représentant 0,7 milliard de dollars aux États-Unis en 2007(154). En France, seuls 8 % des animaux de compagnie sont assurés(155).

Notes et références

Notes

↑ Le terme est utilisé par Madame de Sévigné dans ses Lettres (4 février 1689) pour désigner un jeune garçon.

↑ « Greffier », sur argot.abaabaa.com, Dictionnaire en ligne Argot-français (consulté le 25 novembre 2008) : « Les faubouriens, qui n’aiment pas les gens à robe noire, et emploient à dessein ce mot à double compartiment où l’on sent la griffe. ».

↑ La TICA, l’ACFA et la CFA admettent la polydactylie chez le Maine Coon par exemple.

↑ Le nombre de races reconnues varient selon les associations félines : 42 pour la FIFé, 63 pour le LOOF, 54 pour la TICA et 39 pour le CFA par exemple.

↑ Selon le Littré de 1878, le verbe miauler vient de l’onomatopée miaou et a connu diverses formes selon les régions et les époques : midler dans le Berry ou mialer à Genève, par exemple.

↑ Ce verbe s’emploie en principe à propos des cailles. Littré, en 1878, indique : « On dit des cailles qu’elles margottent pour signifier un certain cri qu’elles font avant que de chanter ».

↑ La proximité des sons, surtout en français, peut amener à entendre « Maman » ou « mama » en anglais.

↑ Les chercheurs en mécanique des fluides ont calculé que la fréquence de lapement augmente avec la masse élevée à la puissance −1⁄6.

↑ (la)Carl von Linné, Systema naturae per regna tria naturae, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, tome 1, disponible sur Gallica.

↑ Que l’on nomme ailouros (« qui remue la queue »), puis à partir du IIe siècle av. J.-C., katoikidios (« domestique »).

↑ Parfois sept.

↑ Chats noirs, notamment utilisés dans le logo de la Confédération nationale du travail.

↑ Le pastel de la Fillette au chat se trouve à la National Gallery de Londres. La Petite Fille au chat, pastel également connu sous le nom de Portrait de Mlle Huquier, est à Paris, au musée du Louvre. Enfin, le Portrait de Magdaleine Pinceloup de La Grange appartient au Getty Center, à Los Angeles. Dans ces trois œuvres, Perronneau place le chat en bas à gauche du tableau, mais au premier plan.

↑ disponible sur Gallica.

↑ Le Vieux Chat et la Jeune Souris sur Wikisources.

↑ Le Chat et un vieux Rat, Conseil tenu par les rats sur Wikisources.

↑ Le Singe et le Chat, Le Chat et le Renard sur Wikisources.

↑ Le Maître chat ou le Chat botté sur Wikisources.

↑ Livret Edward Bond, d’après une nouvelle d’Honoré de Balzac.

↑ La Communauté justifie donc en pratique son action par les distorsions de concurrence générées par les interdictions déjà existantes dans certains pays européens à l’encontre du commerce des fourrures de chats et de chiens.

↑ Animal sitting, comme on dit baby sitting. Dans le cas des animaux de compagnie, ceci comprend non seulement la surveillance et les soins à l’animal en l’absence de ses propriétaires, mais aussi la promenade de l’animal.

↑ Chiffres disponibles à titre gratuit, et non à titre onéreux (en 2009).

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Articles connexes

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Liens externes

Bibliographie

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Références taxinomiques

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